L’Odeon Paris 2016

Quelle belle soirée nous avons encore passée à Tremblay avec à l’affiche un groupe aussi talentueux que sympathique, Lil Red & The Rooster, suivi d’Andy J. Forest que je découvrais pour l’occasion. Cela devient vraiment une très bonne habitude de retrouver Michel Remond et ses supers programmations tout au long de l’année dans cette salle particulièrement accueillante. La batterie de Denis Agenet, la contrebasse d’Abdell B Bop et la guitare de Pascal Fouquet ont donc ouvert le bal avec un bon vieux boogie instrumental, « Donkey Strut », avant que Jennifer Milligan ne fasse à son tour son entrée sur scène et que le public ne tombe immédiatement sous le charme de cette chanteuse extrêmement charismatique !

Le répertoire de Lil Red navigue avec facilité entre le blues, le boogie, le rhythm’n’blues et le swing, et chacun y trouve forcément son compte tant les titres sont entraînants à l’image de « Pet », ponctué de superbes chorus de Pascal qui est sans aucun doute l’un des tous meilleurs guitaristes hexagonaux ! Mais le groupe sait aussi nous amener une grande émotion, comme lorsque Jennifer nous balance le sublime « Why Don’t You Do Right » de Peggy Lee dans une magnifique version ralentie par rapport à l’original. Cette formation est un vrai bonheur à écouter que je vous invite à découvrir sans tarder si toutefois vous ne connaissez pas encore Lil Red & The Rooster.

Lil’ Red & The Rooster Combo – Andy J. Forest, Espace Jean–Roger Caussimon – Tremblay-en-France (93), Le 28 mai 2016Alain Hoit
Entrée inattendue et très originale pour Andy J. Forest, version solo d’harmo en acoustique dans les gradins tandis que le public revient petit à petit reprendre sa place après le petit entracte. Puis ce sont les trois musiciens italiens qui l’accompagnent pour cette soirée qui vont le rejoindre, Leo Ghiringhelli à la guitare, Luca Loppo Tonani à la basse et Pablo Leoni, que l’on voit très régulièrement en France accompagner des artistes étrangers en tournée européenne, à la batterie.

Un coup à l’harmo, un coup au frottoir, un coup à la guitare, Andy J. Forest nous a démontré tout son talent avec un répertoire visitant lui aussi un peu tous les styles de blues, de rhythm’n’blues ou de zydeco au grand plaisir du public qui finira debout, non sans avoir fait une ovation à Pascal et Jennifer, revenus sur scène pour le bœuf traditionnel. Seule ombre au tableau, les lumières avec des spots latéraux dont les leds sont restées bloquées pendant deux heures trente sur ce mélange bleu-mauve particulièrement laid, ce qui est vraiment dommage tant les autres prestations dans cette salle sont toujours au top avec un accueil très chaleureux, une superbe programmation et un son toujours excellent.

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